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Office de tourisme de Collobrières

Capitale des Maures

Le Monastère de la Verne

Le monastère se compose de 3 espaces :

Un espace d'hospitalité et de services
Le grand cloître de la solitude
Le bâtiment de la vie communautaire

Depuis 1982, les bâtiments accueillent la famille monastique de Bethléem,
de l'Assomption de la Vierge et de St-Bruno

Ouvert tous les jours sauf le mardi, (exception faite en juillet et août), de 11h à 17 h
et de 11h à 18h les mois de juin, juillet et août

Fermé le mois de janvier et tous les jours de grandes fêtes religieuses : Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, 15 Août et 1er novembre
Un magasin, ouvert dans les mêmes conditions que la visite, propose à la vente de l'artisanat monastique. Magasin fermé le dimanche.

Il est possible d'assister à des offices (voir avec le monastère).

Accès : De Collobrières, prendre la direction de Grimaud (D14)
A 6 kms, tourner à droite, en direction de "LA VERNE"


Histoire du Monastère

Construite sur l'emplacement d'un ancien prieuré abandonné qui portait déjà le nom de Notre Dame de la Verne, la Chartreuse fut fondée en 1170 à l'initiative de Pierre Isnard, évêque de Toulon et Frédol d'Anduse, évêque de Fréjus.

A l'époque des Chartreux, la ligne de division des diocèses passait au milieu de l'église et du cloître, c'est-à-dire le sens Nord Sud. Pour certains, l'église romane aurait été construite sur un temple païen consacré à la déesse Laverna, protectrice des voleurs auxquels l'épaisse forêt des Maures offrait un asile sûr, Verna désigne aussi en latin esclave.Ce mot était utilisé pour désigner les descendants des sarrasins de Fraxinet (La Garde Freinet). Enfin on pense aussi à l'utilisation de vernium qui désigne l'Aulne. En effet, les aulnes sont fréquents sur les bords de la rivière coulant au fond de la vallée. La première église romane fut consacrée le 3 octobre 1174. Elle fut détruite par un incendie et reconstruite. Grâce à de nombreuses donations ou achats, la Chartreuse de la Verne devint rapidement propriétaire d'une étendue de terrains de plus de trois mille hectares (forêts, pâturages, terres cultivables et salines). La Chartreuse fût incendiée en 1214, 1271 et 1318. Le feu détruisit tous les bâtiments sauf l'église romane.

Chaque fois, il se releva des ses cendres. En outre, le couvent subit les assauts de nombreux pillards, quelquefois des seigneurs d'alentour, mais aussi des sarrasins et en 1577, au cours des guerres de religion. C'est sans doute à la suite de cette dernière invasion que la voûte de l'église romane s'effondra. D'autres affirment que cet effondrement aurait eu lieu entre 1707 et 1715 à la suite des attaques de l'armée du Duc Savoie contre les troupes de Louis XIV, lors du siège de Toulon. Dans le procès - verbal de perquisition à la Chartreuse établi par les officiers municipaux de Collobrières le 7 juin 1790, il est précisé : « l'ancienne église ayant été détruite depuis plus de 200 ans, le service se fait dans une grande chapelle bien entretenue ayant un autel de marbre très beau et le sanctuaire dallé de marbre bleu et blanc ».

Qu'il s'agisse de reconstruction ou de poursuite du programme de constructions, les Chartreux ne « chômèrent » guère : les dates de 1736 sur la porte d'accès aux logements situés à l'Ouest de la voûte d'entrée, 1772 au fronton de la voûte d'accès à l''église et au cloître, 1789 sur le piédroit « Est » de la voûte (Ouest) d'accès aux jardins, en font foi.

Mais en 1790, la Révolution entraîna la mise sous séquestre de tous les biens de la Chartreuse, puis en 1792, après le départ des derniers Chartreux, contraints de s'enfuir, la vente des bâtiments et terrains comme biens nationaux. Le dernier prieur Dom Raphaël Paris pu se réfugier à Bologne en Italie. En quittant la Chartreuse, les Chartreux avaient pu gagner la plage de Saint Clair près du Lavandou et de là par une barque de pêche rejoindre Nice, où l'évêque de Nice mit à leur disposition une aile de son évêché. L''histoire religieuse de la Chartreuse de la Verne, placée sous le vocable de la vierge « Notre Dame de Clémence », avait duré un peu plus de six siècles. Devait alors commencer une longue période pendant laquelle la nature allait investir les lieux et profondément endommager les bâtiments avec parfois, le concours de promeneurs peu scrupuleux. Par décret du 18 janvier 1921, la chartreuse fut classée monument historique à titre de « vestiges dans la forêt» à l'exception des bâtiments d'exploitation agricole et la cour d'honneur qu'ils entourent. Le 1er mars 1961, les Eaux et Forêts devenaient affectataires, au nom des domaines et y installaient un gardien.

Plus rien ne semblait alors pouvoir sauver la chartreuse d'une disparition certaine, quand en 1968, sous l'impulsion de Mme Annette Englebert et de son amie, Annick Lemoine, une association baptisée « Les amis de la Verne », voyait le jour et décidait de s'atteler à la rénovation du site. L'équipe dynamique qui se constitue alors, réalise entre 1969 et 1982 avec ses moyens limités mais avec beaucoup d'énergie et d'envie, des travaux très importants qui sortent progressivement la chartreuse de l'oubli de l'histoire. C'est en 1982 que La Verne va retrouver sa vocation initiale en accueillant des moines puis à partir de 1986, des moniales de la famille monastique de Bethléem, de l'Assomption de la Vierge et de Saint Bruno. Commencent alors des travaux beaucoup plus importants de rénovation de l'ensemble des bâtiments qui verront notamment renaître l'église romane et le grand cloître. Ces travaux sont rendus possibles par l'action conjuguée de la famille monastique, des monuments historiques, du département, de la commune de Collobrières, de l'association « Les amis de La Verne » et des nombreux visiteurs qui désormais viennent à La Verne et dont certains seront de véritables mécènes pour la chartreuse.

Le monastère est construit sur un promontoire rocheux. La construction de ces remparts élevés était nécéssaire pour l'implantation des bâtiments et permettaient de limiter les intrusions de l'extérieur.

La porte monumentale est en pierre de serpentine, marbre volcanique du massif des Maures.

Au XVIIème siècle tout le monastère a été orné de cette pierre extraite d'une carrière de La Môle, village proche de Cogolin.

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